ICV – Intégration du Cycle de Vie

L’intégration du Cycle de Vie a été développée par Peggy Pace aux Etats Unis.

Cette méthode est particulièrement indiquée pour soigner les traumatismes récents ou anciens, ainsi que les problématiques liées aux troubles de l’attachement dans la petite enfance (dépressions, dépendances – alcool, cannabis, drogues dures, voire le jeu vidéo, insomnies, troubles alimentaires)

Elle s’appuie sur trois principes :

  • La Ligne du Temps
  • La théorie de l’attachement
  • Les découvertes les plus récentes sur le fonctionnement neuronal

 

  1. La Ligne du Temps

La ligne du temps est l’outil principal développé par Peggy Pace. Lors de traumatismes, précoces ou anciens, les souvenirs traumatiques ne sont pas traités par le cerveau comme étant un évènement terminé, mais restent enkystés. La personne les revit constamment, sous formes de peurs inadaptées, de reviviscences ou de cauchemars. L’objectif de la pratique est de permettre au cerveau d’expérimenter que la situation a évoluée et que le danger vécu n’est plus présent.

 

  1. La Théorie de l’Attachement

 Développée depuis les années 1960 par J. Bowlby, la théorie de l’attachement part de l’observation de jeunes enfants. L’ensemble des  mammifères, et les humains en particuliers, ont un besoin fondamental de la présence rassurante d’une figure parentale dans les premières années de leur vie. Chez les humains, cette période dure cinq ans. Les évènements douloureux – violence, douleur physique, agressions psychiques – seront mieux vécues si le tout petit peut être réconforté par un adulte bienveillant, non jugeant et présent. Les traumatismes seront d’autant plus marqués  que l’adulte sensé protéger l’enfant sera défaillant, voire auteur de l’agression – comme dans les cas d’abus sexuel ou d’autres types de maltraitance.

Le travail en ICV vise à rétablir un attachement sécurisé, réactualisé au présent.

 

  1. Les découvertes les plus récentes sur le fonctionnement neuronal

Plusieurs éléments du fonctionnement neuronal sont utilisés dans le cadre de cette thérapie.

Un des objectifs sera de relier des réseaux neuronaux entre eux. L’expérience révèle que deux neurones simulés conjointement créent des liaisons synaptiques entre eux. Plus les neurones sont stimulés, plus le lien devient fort. A force de répétition, de véritables autoroutes synaptiques sont crées, reliant des réseaux entre eux. Les expériences traumatiques du passé vont ainsi être rattachées au présent, et ainsi intégrées.

Un autre objectif sera de développer, par la visualisation, de nouvelles expériences. A un certain niveau de conscience, le cerveau ne fait pas la différence entre la réalité et l’imagination d’une réalité. Le thérapeute est donc à même de proposer de nouvelles expériences qui pourront s’intégrer harmonieusement dans le psychisme et littéralement raccommoder les expériences défaillantes de l’attachement.